
Le projet japonais Solar-C est une mission spatiale qui vise à étudier l’activité solaire et la physique des éruptions solaires en utilisant une combinaison d’instruments d’observation dans différentes longueurs d’onde. Le nom Solar-C signifie “Solar-Circle”, car la mission prévoit d’observer le Soleil dans son ensemble en utilisant une combinaison de télescopes.
Le projet est mené par l’agence spatiale japonaise (JAXA) en collaboration avec des scientifiques de plusieurs pays. La mission devrait être lancée en 2028 et devrait durer environ 5 ans.
Les objectifs scientifiques de Solar-C comprennent l’étude de la dynamique des champs magnétiques solaires, des éruptions solaires, des tempêtes géomagnétiques et de l’interaction du Soleil avec le milieu interplanétaire. La mission devrait également fournir des informations importantes pour la compréhension des phénomènes météorologiques spatiaux, qui peuvent affecter les systèmes de communication et de navigation sur Terre.
Le module SOSPIM (SOlar SPectral Irradiance Monitor) est l’un des instruments clés de la mission Solar-C. Il est conçu pour mesurer avec une grande précision le rayonnement solaire dans le domaine des ultraviolets (UV) et du visible.
Le SOSPIM mesure la quantité de lumière solaire qui atteint la Terre à différentes longueurs d’onde, ce qui permet aux scientifiques de comprendre comment l’activité solaire varie au fil du temps. Il est également capable de détecter les fluctuations rapides de l’intensité lumineuse qui se produisent pendant les éruptions solaires.
Le module SOSPIM est équipé d’un réseau de capteurs qui couvre une large gamme de longueurs d’onde, allant de 6 nanomètres à 400 nanomètres. Les données collectées par cet instrument aideront les scientifiques à mieux comprendre les processus physiques qui régissent l’activité solaire, notamment les éruptions solaires, les taches solaires et les cycles solaires.
La raie Lyman-alpha est une ligne spectrale dans le domaine des ultraviolets de l’émission électromagnétique de l’hydrogène neutre. Elle correspond à la transition entre l’état excité n = 2 et l’état fondamental n = 1 de l’atome d’hydrogène.
Lorsqu’un électron passe de l’état excité à l’état fondamental, il émet un photon ayant une longueur d’onde de 121,6 nanomètres, ce qui correspond à la raie Lyman-alpha. Cette raie est la plus intense des raies spectrales de l’hydrogène et est utilisée en astrophysique pour étudier la distribution de l’hydrogène neutre dans l’univers.
Le développement de l’instrument SoSpIM est un effort collaboratif impliquant trois partenaires industriels suisses et l’Observatoire royal de Belgique (ROB ; Belgique). ROB joue un rôle essentiel dans la collaboration scientifique, en sélectionnant les filtres et détecteurs EUV et Lyman-alpha, qui ont été caractérisés à la Physikalisch-Technische Bundesanstalt (PTB ; Allemagne).
Grâce à notre collaboration avec le ROB, les photodétecteurs développés au LNN ont été sélectionnés pour être intégrés à l’instrument, soulignant la qualité scientifique et technique de notre procédé de fabrication

